Mercredi 10 mars 2010 3 10 /03 /Mars /2010 21:42
A l'heure où j'écris ces mots, deux petites canailles pas plus hautes qu'une noisette assise sont en train de chambouler ma soirée. Elle avait commencé très calmement. Le repas terminé, nous nous retrouvons sur les canapés, plus affalés qu'assis, et nous regardons la télé tout en discutant, partageant nos journées respectives. C'est plus ou moins passionnant, mais cela a l'avantage de calmer la trépidation des journées afin d'arriver détendus dans notre lit. Nous voilà donc à nous demander de quoi va être faite la soirée télé. Bagarre entre moi et les hommes. ils sortent vainqueurs de la joute et regardent la passionnante histoire de l'aviation polonaise pendant la seconde guerre mondiale: la grande éclate!!!Quant à moi, je décide de montelire dans ma chambre. Le livre que j'ai commencé n'est pas passionnant, mais tant pis.
Je venais de m'installer lorsque j'ai entendu, venant de sous mon oreiller, cette petite phrase, ou plutôt ce petit ver:
" Zygomar se marre tandis que Zygotto boit de l'eau"
Stupeur!! Comment peuvent-ils connaître cette phrase, idiote certes, mais entièrement créée par moi, mon fils et mon petit-fils? Je soulève l'oreiller et j'ai juste le temps d'apercevoir un petit truc marron disparaitre derrière le matelas.
"- Eh! revenez! Comment avez-vous entendu cette idiotie? ououh! Répondez-moi."
Pour toute réponse, j'ai entendu ceci:
"Si Zygotto est un chameau, Zygomar est un guépard"
Jamais dit cette phrase là!
"Quand Zygomar va au bar, Zygotto est alcoolo"
Celle-ci je la connais! C'est mon fistion qui a eu cette belle inspiration.
"Zygomar en a marre que Zygotto soit trop beau"
encore une!
Je finis par rigoler toute seule dans mon lit, mais je vais vous dire une chose, c'est que si ces loustics ont entendu ces phrases inoubliables, c'est qu'ils ont quitté llasion, c'est qu'ils m'ont suivi toute la journée, car cette création partagée a eu lieu en voiture!!
Vous comprenez ce que cela veut dire? Ils étaient avec oi, même au travail, et sur le trajet!!
ais où se cachent-ils pendant le transport et après, pour me suivre dans mon bureau? Je pencherais pour mon sac à main, seulement, aujourd'hui, je ne l'avais pas pris!
Mystère! Toujours est-il qu'ils pourraient me mettre la pagaille au bureau. Au secours!

Je les entends encore sous le lit qui chantonnent:
"Zygotto mange un chamalo, et Zygomar mange une poire". Ah!Très drôle le coup de Chamalo!
"Zygomar est une poire, Zygotto est un idiot"

Bon, arrêtons la salve. Dès que mon mari va monter ils arrêteront.

Bonne nuit à tous!
Par foficouette - Publié dans : MES AMIS LES KORRIGANS! - Communauté : le rêve, l'art et l'écriture..
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Jeudi 25 février 2010 4 25 /02 /Fév /2010 22:22
Ah, s'ils n'existaient pas, ma vie ne serait qu'une longue traine d'ennui!
Mes deux coquins de korrigans ont trouvé un nouveau moyen de remplir mes nuits d'insomnies! Maintenant, ils font tomber les arbres. Mais oui, et pas les petits, pas les malingres qui ne feraient pas de mal à une herbe!

La semaine dernière il a énormément plu, bizarre dans nos  contrées breizhou, et mon terrain était détrempé, tranformé en champ de boue. Là-dessus, le vent s'est mis à souffler et en bonne bretonne, cela ne m'a pas inquiétée outre mesure. A deux heures du matin, je suis descendue dans salle avec l'intention de lire la suite de mon livre sur Osa Johnson.  Au bout de quelques minutes, un sifflement m'a fait tressaillir: quelqu'un me sifflait, comme le font certains idiots de mâles quand ils voient une fille dans la rue! Quel culot!

Je me doutais bien que les deux canailles étaient de retour après m'avoir laissés tomber depuis plusieurs mois. Une ombre a traversé la porte, s'est assise sur la table du salon et s'est mise à danser une jigue folle. Une deuxème ombre est apparue et s'est immédiatement mise à siffler la musique entrainante d'un an dro endiablé. Mathurin dansait comme une flamme qu'on avive et s'est tout à coup mis à chanter sur la musique ces paroles un peu inquiétantes:

Ma chère amie, si vous saviez (bis)
Combien on s'ennuie ici,
Ma pauvre fille, ma pauvre enfant, (bis)

ca manque d'animation (bis)
Alors on va t'occuper,
ma pauvre fille, ma pauvre enfant (bis)

Le vent s'est mis à souffler (bis)
Mais en plus on va l'aider,
ma pauvre fille, ma pauvre enfant (bis)

a dévaster ton jardin (bis)
a te faire du bois de chauffage,
ma pauvre fille, ma pauvre enfant (bis)

Quand on aura bien soufflé (bis)
T'auras du bois à couper,
Ma pauvre fille, ma pauvre enfant (bis)

Très agacée par ces menaces, je me suis mise à les chasser avec mon livre, mais essayez de chasser des ombres, vous!! Ils se sont mis à danser, sur la lampe, puis sur le téléviseur, et enfin se sont envolés à grande vitesse à travers la pièce avant de se jeter sur la fenêtre et de disparaître!! Des KGV, korrigans à grande vitesse, voilà à quoi j'ai eu droit!

Inquiète, j'ai regardé par la fenêtre et j'ai sondé la nuit noire. Les arbres de mon jardin se balançaient tous très fort, les chataigniers, les mimosas, les sapins, les hêtres, tous. Il faut vous dire que pas un de ces arbres ne mesure moins de 15 m de hauteur et qu'ils sont très proches de la maison!!
Mais bon, que pouvais-je faire. Rien si ce n'est continuer à lire et retourner me coucher.

A mon réveil, je me suis mise à mon éternel train-train et j'avais totalement oublié la rencontre de la nuit.  Nouas avons pris notre petit-déjeuner et nous sommes préparés à partir au boulot et au collège.
Mon mari est parti nourrir le chien pendant que je vérifiais avec mon fils qu'il n'avait rien oublié. Là, j'ai vu mon cher époux, d'habitude si flegmatique (il a du être anglais dans une autre vie) rentrer comme un dingue dans la cuisine et me dire: "on a un gros problème! Où est la lampe de poche?"
-Mais que se passe t'il?
-  Le mimosa est tombé sur ma voiture!"

Et là tout m'est revenu en mémoire. Sortis dans la nuit, nous avons pu constater les dégâts: le mimosa de 15 m s'était effondré devant la porte du garage et avait raté de peu la voiture de l'homme garée en dessous.

La question s'est posée de savoir comment nous allions pouvoir partir car sa voiture était totalement bloquée, et la mienne était dans le garage, et il me fallait rouler par dessus toute la haute ramure pour pouvoir emprunter le chemin de sortie du terrain.

Alors avec quelques coups de scie, nous avons dégagé les branches les plus gênantes, et après de  multiples manoeuvres, j'ai réussi à partir avec mes deux hommes.
Nous sommes tous arrivés en retard, voilà tout.

Mais qu'est-ce que je leur ai fait à ces deux zygottos pour qu'ils  me  fassent un coup pareil? Le pire, c'est que maintenant, à chaque coup de vent, j'ai peur pour le deuxième mimosa qui, lui, fait bien 25 m et qui penche de plus en plus. Que doi-je éviter de faire pour ne pas les contrarier?
J'ai pas le mode d'emploi d'un korrigan. Vous l'auriez, vous?
Par foficouette - Publié dans : MES AMIS LES KORRIGANS! - Communauté : le rêve, l'art et l'écriture..
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Jeudi 25 février 2010 4 25 /02 /Fév /2010 21:46

Depuis quand suis-je là? Je crois que je me suis déjà posé la question. Mais il y a combien de temps? Une seule chose est sûre: j'ai faim. Mauvais signe. Pas la faim du coup de pompe de 11 heures, non, la faim qui donne envie de hurler, la vieille faim, la faim ancienne, qui prend plaisir à torturer. J'en déduis que cela fait plus de 24 heures que je n'ai rien avalé. je ne comprends pas ce qui m'arrive. Je suis incapable de bouger. Il me suffirait de me lever, d'aller jusqu'à la porte, de l'ouvrir d'aller dans la cuisine et de me servir. Je suis chez moi, tout de même. Cela me parait insurmontable. Et je ne comprends pas pourquoi.


Je suis chez moi, bien que je n'ai emménagé que depuis deux jours. J'ai installé mon salon,ma chambre, ma cuisine, presque sans m'arrêter. Je n'avais que trois jours devant moi avant de commencer mon nouveau boulot. Alors je me suis bien défoulée à déballer les cartons, les caisses, à installer mes objets, ceux d'une autre vie que je transporte avec moi. Mais c'était il y a combien de temps? Je commence à avoir peur. Dans quelle pièce est-ce que je me trouve? J'étais en train d'installer quoi déjà? Autour de moi, il y a une simple planche avec des tréteaux, une lampe sur pied assez haute et une corbeille à papier métallique. Par terre, il y une pile de cartons que je n'ai pas défaits. Dessus il y la écrit "ordinateur" et dossiers. Un bureau, je m'installais un bureau!!

Alors pourquoi je suis assise par terre, face à la porte, le dos au mur, sous la fenêtre? Tiens elle est ouverte. J'entends les bruits de la rue.Des enfants rient, Leur mère les rappelle à l'ordre.


L'appartement est au premier étage. SI j'appelais à l'aide, quelqu'un m'entendrait-il? En même temps, appeler à l'aide pour quelle raison? A part ma faim, je ne souffre de rien, je ne suis pas en danger, à première vue tout au moins.

Ce qui m'inquiète, c'est que je n'arrive pas à bouger. J'aimerais bien, mais j'peux point comme disait l'autre bonne. Voilà que j'ai envie de rire!! Ridicule!


Bon. Je ne vais tout de même pas passer ma vie ici, par terre,devant des cartons pleins. Il va falloir que j'atteigne la porte pour sortir d'ici.

Mes jambes sont raides devant moi, je suis pieds nus. Malgré mes efforts, ils ne me répondent pas du tout. Inertes et nus.Essayons les bras. J'ai les mains bizarres, elles ont l'air... retournées, à l'envers, mes doigts sont inertes, comme mes jambes et ne répondent pas non plus. Bordel, qu'est ce qui se passe? J'ai envie de hurler, ma gorge n'émet qu'un borborigme mouillé. Dehors, il n'y a plus d'enfants, j'entends maintenant un chien qui aboie et son propriétaire qui lui crie dessus. Même si j'arrivais à crier, personne ne m'entendrait.Je suis totalement seule, enfermée dans une bulle où personne ne viendra me chercher. Et là, ça y est, j'ai peur, je suis au bord de la panique.

Il me faut raison garder. Réfléchis ma pauvre fille, arrête de dire des conneries et trouve une solution. Tu as la réputation d'être quelqu'un d'intelligent et de pragmattique.

Rassemble tes souvenirs. Je me souviens être entrée dans la salle de bains, avoir rangé les serviettes dans le placard, lavé les carreaux et le miroir, lavé le sol, et puis,...quoi?

Je me revois au téléphone, disant à ma mère que je ne voulais pas qu'elle vienne avant la fin du mois, le temps de prendre mes marques. Nouvelle ville, nouveau logement, nouveau travail, nouvelle situation de célibataire. Je n'ai pas besoin d'elle et de ses avis que je ne sollicite jamais. Je comprends qu'ele aie peur pour moi, mais je vais avoir cinquante ans, et je n'ai pas besoin de chaperon. Je veux repartir de zero, seule. C'est tellement nouveau pour moi, je ne veux pas le partager.


Je n'arrive pas à me souvenir de ce qui s'est passé après, si ce n'est qu'après avoir raccroché, j'ai été boire à la cuisine, et on a sonné à la porte!!!! Mais oui, je suis allée ouvrir la porte! Mais qui s'y trouvait? Pas la moindre idée.

 

Je me sens très mal tout à coup, ma conscience s'efface et j'entends du bruit dans la pièce à côté, la cuisine. Il y  a quelqu'un chez moi!

Par foficouette - Publié dans : Nouvelles - Communauté : le rêve, l'art et l'écriture..
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Dimanche 28 juin 2009 7 28 /06 /Juin /2009 18:08
Bonjour!

Aujourd'hui, Mathurin et Corentin ne sont pas très en forme. Ils sont assis à côté de la porte d'entrée, ne ricanent pas et sont inertes. Je les entends juste respirer. Ils sont tristes.
Car ce petit Chamalo, qui faisait désormais partie de notre famille de tarés, a eu un accident. Une petite voix  (Mathurin ou Corentin?) est venue me glisser à l'oreille qu'avant de partir au travail, il fallait que j'aille dire bonjour au bouc. Pouquoi? Je ne le faisais jamais, par manque de temps. Je réservais cette petite attention à ma pause de midi. et ce matin là, je suis allée au fond du jardin. Chamalo n'y était pas. Sa corde était là pourtant ,intacte. En la remontant, je suis arrivée au bout du talus, et Chamalo était de l'autre côté, mort. Sa corde s'est emberlificotée dans de hautes herbes et il dû vouloir sauter de l'autre côté du talus. Mais la corde était trop courte car emmêlée. Le souffle coupé, j'ai passé ma journée dans une sorte d'impassibilité. rien ne me touchait. Je pensais à Mathurin et Corentin qui passaient du temps avec lui, à lui faire faire des cabrioles.

Le soir, après l'avoir enterré, je suis partie à la recherche de mes deux coquins. Je les ai trouvés dans le garage, derrière la chaudière, roulés en boule sous les chatons qui dormaient. Je les ai entendu pleurer. Alors j'ai pleuré aussi, seule avec eux et les chatons qui nous regardaient étonnés.

Comment peut-on pleurer sur un chèvre diront certains? On peut, quand on n'a que ces petits animaux pour amis et que les hommes nous pompent l'air.


Adieu Chamalo! Je t'affiche dans ma cuisine afin que tu reste avec nous, en peu.

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Dimanche 3 mai 2009 7 03 /05 /Mai /2009 19:42
Voici les derniers jeux de mes amis Mathurin et Corentin. Une des particularités de ces canailles, c'est que la nuit, ils nous parlent, pendant notre sommeil. Ne vous êtes-vous jamais demandé d'où vous viennent les idées parfois saugrenues que vous avez au réveil? Cette idée qui vous vient dès que vous êtes éveillés, qui est parfaitement absurde, ou totalement intelligente, mais qui vous était très lointaine la veille au soir?
Ne cherchez plus, vous devez avoir un lutin dans la maison!

La semaine dernière, donc, je me suis réveillée avec, enfin, une idée de cadeau pour l'anniversaire de mon mari. Toujours difficile les anniversaires des maris, surtout quand ils ne boivent pas, ne fument pas, détestent le sport et n'aiment qu'une chose: vous (je sais, je fogasse un peu : je me vante quoi!). Et voilà que je me réveille avec une idée absurde: pourquoi ne pas lui offrir une chèvre pour l'aider à tailler et débroussailler notre terrain de 3000 m², ce qui l'occupe tous les week-ends. Par voie de conséquence, pendant ce temps-là, il ne s'occupe pas de moi!

Qui, sinon ces deux canailles, a pu me souffler cette idée? Et voilà que Chamalo, le bouc nain, est entré dans notre vie et que cela a fait la joie de mon petit mari. Car l'idée était excellente!
Là-dessus, comme Mathurin et Corentin sont surnommés Messieurs Plus, ils ont fait en sorte que Chamalo tombe raide dingue amoureux de Crumble notre Labrador (femelle). Il la suit partout, se met à bêler comme un damné dès qu'il ne la voit plus! C'est à mourir de rire! Ca donnerait quoi à votre avis le croisement d'un bouc et d'un labrador? Un boubrador? Un Labrabouc? Une labiquette?
Bref, ils doivent bien rigoler, ces deux zygottos.

Ils m'ont chanté une autre chanson, cette nuit:

         Quand le jour se lève sur tes cheveux d'or
         Et que le sommeil sur toi s'évapore
         Je te vois enfin de mes yeux de porc
         Qui révèlent tes formes de pomme d'or

Pour moi, il y a un mot intrus. Lequel?

A bientôt
Par foficouette - Publié dans : MES AMIS LES KORRIGANS!
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